Homefront : The Revolution

HomeFront


La prochaine édition de HomeFront sera le 26 mai 2016, Dans ce jeu, nettement plus sombre que son prédécesseur, vous organisez la révolution contre la Corée depuis Philadelphie !

Tout commence par la classique création de persos, homme, femme, emploi, ou du moins ce qu'il en reste, puisque les anciens "concepteurs de jeux vidéo" et autre "flics" de l'Amérique ont été mis à la retraite anticipée depuis l'invasion nord-coréenne dans le premier Homefront, quatre ans et demi plus tôt. Le temps de piocher parmi la dizaine de faciès prédéfinis, d'attribuer une tenue kaki camouflage, nous voilà embringués dans une Philadelphie en ruines à pirater les télécommunications de l'ennemi. Homefront se jouant comme la quasi totalité des FPS actuels, la surprise aurait pu éventuellement venir du côté open world mis en avant pour la partie solo. On se rend pourtant vite compte que les missions coop suivront un fil bien défini, jusqu'à contraindre le petit groupe à fuir jusqu'à la prochaine balise quand les chars ennemis pilonnent la zone de conflit. L'ouverture côté gameplay se limite à prendre les ennemis à revers, du moins quand ils ne "poppent" pas sous vos yeux à cause du code réseau encore en rodage, et à éventuellement s'accrocher aux rebords pour atteindre une planque en hauteur. Cette première mission introduisait néanmoins quelques motos pour rallier un point de la map en se jouant des escouades en chemin, même si la prise en main extrêmement basique de l'engin, sans la moindre inertie, évoque plus le bicross qu'autre chose.


Pas d'autre véhicule à l'horizon pour les deux autres missions : quand il s'agit de protéger un convoi de deux camionnettes bourrées de médicaments et de vivres pour les réfugiés, c'est l'IA qui se charge de piloter... et de stationner en plein milieu tant que la route n'aura pas été déblayée par les joueurs. Faute de tourelles dans le pick-up, nous nous sommes rapidement aperçus des limites du fusil à pompe face à des snipers illuminant la zone avec leur viseur rouge. Homefront : The Revolution permettra pourtant de moduler son arme à la volée, avec de jolies animations en prime, mais dans le cas présent, nous ne disposions pas du matos nécessaire pour gagner en portée. Le passage d'infiltration qui précédait était peut-être le plus intéressant de cette session : plongé dans la nuit, il fallait se jouer des miradors pour percer le campement du KPA, soit en contournant les murs, soit en passant par un sous-sol dérobé, le moyen le plus sûr de frapper la base ennemie en plein coeur.

Multi oblige, l'ensemble sera régi par un système d'expérience partagée, avec le désormais incontournable arbre de compétences à plusieurs branches - Cerveau, Muscles, Combat, Survie - et les équipements cappés en niveau. Des casques et des gilets que l'on débloque une fois encore avec des caisses d'armement plus ou moins bien dotées, à débloquer en jouant normalement, ou en poussant les micro transactions pour accélérer l'obtention d'upgrades "mais-ce-n'est-pas-obligatoire". Le coup classique. Distinctes de l'expérience solo, les capacités permettent de relever plus rapidement un équipier tombé au combat, de tromper plus longuement la vigilance des gardes symbolisée par un cône de vision, de booster les attaques au corps à corps ou bien de réaliser des modifications d'armes en toute discrétion, sans alerter l'ennemi.





















Pour le reste, on doit bien admettre que l'expérience multi du prochain Homefront ne se distingue pas vraiment sur son originalité, même si l'on prend toujours un minimum de plaisir à dézinguer à plusieurs comme dans n'importe quel FPS jouable en coop. La réalisation technique reste très moyenne sans plus, a fortiori pour une version PC qui servait de démonstration. Difficile également de jauger l'IA quand les parties sont configurées en "Facile", avec tout ce que cela suppose de soldats myopes et de kevlars en fusain. Les développeurs assurent pourtant que la difficulté de la partie solo sera intentionnellement relevée, pour un vrai trip à l'ancienne, sans régénération automatique (il faut se faire des piqûres avec les packs de soin récupérés ici et là), et des morts à répétition si l'on s'aventure dans des zones régulièrement patrouillées. Mais cela, nous ne l'avons malheureusement pas vu. 


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