Quantum Break

Quantum Break


Ca nous fend le cœur de l’écrire, mais Quantum Break n’est malheureusement pas le chef d’œuvre auquel on s’était pourtant préparé depuis plusieurs années. Si le jeu affiche une réalisation béton et canon (la modélisation des acteurs et leurs expressions faciales sont criantes de vérité), le titre développé par Remedy Entertainment déçoit sur plusieurs aspects. Le gameplay pour commencer, bien trop classique et souvent frustrant pour nous épater. Il faut dire qu’en optant pour une approche unique, celle du bourrinage obligatoire et systématique, le jeu manque singulièrement de variété dans ses phases d’approche. Pas de combats au corps-à-corps (alors que les ennemis sont parfaitement autorisés à nous mettre des coups de crosse), il faut se contenter de séquences contextuelles, rendues possible seulement lorsqu’on débloque le Time Rush. De même, proposer un semblant d’infiltration aurait été la bienvenue, ne serait-ce que pour varier les plaisirs. Bref, des choix de game design contestables que les pouvoirs ne peuvent pas totalement combler, bien que ces derniers apportent de la nervosité et de très jolis effets lumineux. Ce manque de variété, on le ressent aussi dans les décors, souvent identiques et de fait répétitifs, liés à un scénario qui joue avec le voyage dans le temps. L’histoire en revanche, c’est la grande force de Quantum Break, qui non seulement nous tient en haleine pendant la dizaine d’heures (mini-série y compris) nécessaires pour venir à bout du jeu, mais réussit également le tour de force de mélanger habilement les médias en proposant ce complément scénaristique à la fois réussi et de qualité, développant de manière significative les personnages secondaires. Quant aux choix offerts au joueur, ils ont un véritable impact sur la structure narrative, en modifiant – légèrement – quelques séquences de jeu, mais surtout changeant complètement les cinématiques ! En revanche, la fin restera la même peu importe les choix que vous ferez. Si Quantum Break n’est pas un jeu qui marquera son époque comme le fut Alan Wake, il reste cependant une belle expérience.


0 commentaires:

Enregistrer un commentaire